Le 25 mars 2026 restera une date marquante dans l’histoire contemporaine. L’Organisation des Nations unies a adopté une résolution proclamant la traite transatlantique des esclaves africains comme “le crime le plus grave contre l’humanité”. Une reconnaissance symbolique forte, portée notamment par le Ghana et son président John Mahama, qui ouvre une nouvelle étape dans le combat pour la mémoire, la justice et les réparations.
Adoptée par 123 voix, cette résolution qualifie l’esclavage des Africains de crime d’une gravité exceptionnelle, en raison de :
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a insisté sur la nécessité de combattre les héritages de cette histoire, notamment le racisme structurel et les inégalités persistantes.
Au-delà du symbole, le texte appelle à :
Pour les communautés africaines et afrodescendantes à travers le monde, cette résolution représente une victoire morale et politique majeure.
Pendant des décennies, ces communautés ont réclamé que l’esclavage soit reconnu non seulement comme une tragédie historique, mais comme un crime aux conséquences actuelles. Cette résolution valide enfin cette lecture.
Même non contraignante, elle offre un cadre politique pour :
Elle contribue également à :
La position de la France, qui s’est abstenue aux côtés des pays de l’Union européenne, soulève des interrogations.
Les autorités françaises ont justifié leur abstention par la volonté de ne pas “mettre en concurrence les tragédies historiques”.
Pour de nombreux observateurs et militants :
En France, où les questions de mémoire coloniale et d’esclavage restent sensibles, cette position pourrait relancer :
Trois pays ont voté contre la résolution : les États-Unis, Israël et Argentine.
Les États-Unis ont rejeté l’idée de réparations pour des faits historiques jugés “non illégaux à l’époque”. Une position qui :
Ces votes illustrent une division profonde :
Cette résolution ne crée pas d’obligation juridique immédiate, mais elle pourrait avoir des effets durables :
Elle marque surtout un tournant : celui d’une reconnaissance globale que les conséquences de l’esclavage ne relèvent pas uniquement du passé, mais façonnent encore le présent.
En proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l’humanité, l’ONU ne ferme pas un chapitre de l’histoire — elle en ouvre un nouveau, celui de la justice, de la vérité et de la réparation.
Pour la Radio Ylla - Alpha BAH